
Au début de la pandémie au printemps 2020, ce n’est pas tant la crise sanitaire qui a durement frappé les pays en développement comme la Tunisie. Alors que l’Europe et les États-Unis ont lutté contre l’impact sanitaire de la pandémie, c’est l’impact économique mondial qui a dévasté l’économie tunisienne.
En avril 2020, le FMI prévoyait que l’économie se contracterait de 4,3 % sur l’année. En fin de compte, le PIB réel s’est contracté deux fois plus, soit de 8,2 p. 100, ce qui constitue la plus forte baisse du PIB depuis l’indépendance. Le tourisme et les transports se sont effondrés, l’industrie manufacturière a reculé dans les secteurs axés sur l’exportation. Par conséquent, le taux de chômage a grimpé à 16,2 %, le taux de pauvreté passant de 14 % à plus de 20 % en 2020. La dette publique1 a bondi de 15 points de pourcentage, passant de 72 % à 87 % en 2020, en raison de la contraction économique. Compte tenu de la situation critique, le gouvernement tunisien a officiellement demandé un nouveau programme de financement du FMI en avril 2021, qui n’a pas encore été approuvé définitivement. En analysant la dernière évaluation du FMI sur la Tunisie, ce document examine la situation actuelle de la dette de la Tunisie, propose des réformes qui pourraient faire partie du programme du FMI et des solutions de rechange.
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